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BONNE LECTURE

Quand l’élan retombe (et pourquoi c’est précisément le moment où tout commence)

  • Photo du rédacteur: Karin Warin
    Karin Warin
  • 25 nov.
  • 3 min de lecture

On se met en mouvement avec un enthousiasme presque enfantin.

Cet élan-là, je le connais par cœur : le même qui m’a portée quand j’ai écrit Insupportable Winneuse, quand j’ai quitté une entreprise, quand j’en ai racheté une autre, quand j’ai amorcé ma transformation de vie professionnelle et personnelle.


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Les premiers jours, je brûle. J’avance comme si on m’avait greffé un turbo sur le cœur. Et puis… un matin, le souffle se casse.

Rien ne s’effondre. C’est plus subtil, presque traître. Une fatigue molle, un vide étrange, une petite voix qui murmure :

(Et si tu t’étais emballée ?)

(Et si tu n’étais pas capable ?)

(Et si tout ça ne servait à rien ?)

Ce moment-là, autrefois, je l’interprétais comme un signal d’échec. Avec un talent olympique pour l’auto-sabotage, je me disais que l’élan était un mirage, que je n’étais pas assez disciplinée, pas assez légitime, pas assez… enfin tu vois le tableau.

En réalité, ce n’est pas le découragement.C’est le basculement.

✦ La vérité que l’on n’ose jamais dire tout haut

Au début d’un projet (un vrai projet, celui qui te bouscule dans les fondations), on regarde le chemin parcouru avec satisfaction.

Puis d’un coup, l’œil se pose sur ce qui reste à faire.

Et là, c’est le mur.

Ce n’est pas qu’on n’avance plus.

C’est qu’on mesure l’immensité. Et l'immensité, ça peut assommer même les plus téméraires.

La bonne nouvelle ?Il existe une sortie de secours. Et elle ne demande ni courage monumental ni volonté héroïque.

Elle tient dans une stratégie toute simple :la fragmentation.

✦ Fragmenter (le geste le plus sous-estimé du monde)

Quand j’ai construit Insupportable Winneuse, je n’ai pas écrit un livre. J’ai écrit des phrases.

Parfois une seule. Des fragments. J’ai avancé grâce à des ridicules petites actions que personne ne remarque, mais qui, mises bout à bout, construisent un mouvement.

Aujourd’hui encore, quand je lance un (petit) projet qui deviendra (une grande) aventure, je reviens à ça :

• écrire trois lignes• appeler une personne• ouvrir le dossier• faire un tableau• respirer• recommencer;


Les coups d’arrêt font partie du chemin. Les redémarrages aussi. On veut tous des transformations linéaires comme dans les films…La vie préfère les zigzags.

Le secret est ailleurs :Ne plus confondre un ralentissement avec une remise en question de sa valeur.

✦ Arrêter de se saboter : le vrai tournant

Le sabotage, c’est cette voix intérieure qui commente chaque pause comme si c’était une preuve de défaillance. On connaît toutes cette voix, surtout quand on ose réinventer sa vie.

Pourtant, chaque transformation profonde passe par :

✓ un départ exalté

✓ un creux désorientant

✓ un réajustement

✓ un nouveau souffle

C’est normal. C’est même sain. Un projet qui transforme exige toujours un temps de recalibrage.

✦ L’élan vital n’est pas une ligne droite

Ce que j’ai compris (et que j’enseigne dans mes programmes et ateliers), c’est que :

(les grandes aventures se fabriquent grâce à une accumulation de micro-gestes qui paraissent anodins sur le moment)

Tu veux te lancer ?Alors accepte les accélérations, les pauses, les reculades, les redémarrages.

Accepte d’être humaine, imparfaite, vibrante.

Accepte de morceler la montagne plutôt que de vouloir la gravir d’un coup.

Parce que chaque marche, même minuscule, compte.

Et parce que chaque geste crée des ondes.

C’est exactement ce que raconte Insupportable Winneuse.


Et c’est exactement ce que je souhaite transmettre à celles qui, comme toi, sentent que le moment est venu d’entreprendre toutes leurs vies.


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