Ce que l'on dévoile quand on écrit sur soi
- Karin Warin
- 6 août 2025
- 2 min de lecture

Quand on publie un livre, on s’attend à des critiques, à des retours bienveillants, parfois à des silences… Mais certains messages vous touchent au cœur. Récemment, un lecteur m’a partagé un retour aussi sincère qu’exigeant sur Insupportable Winneuse. Et c’est précisément ce genre d’échange qui me pousse à continuer.
Il m’a dit que le livre se lisait comme un roman. C’était mon souhait le plus profond. Que cette histoire — la mienne, en toute transparence — puisse captiver, faire réfléchir, toucher, donner envie de continuer la lecture, comme on suit un personnage fictif. Sauf que là, le personnage, c’est moi. Et peut-être un peu vous aussi.
L’authenticité : inconfortable mais féconde
Ce même lecteur m’a confié avoir ressenti un certain inconfort à la lecture. Est-ce lié à une forme d’impudeur ? À ce que j’ose dire ? Ce que je montre de mes échecs, de mes fêlures, de mes tensions ? J’ai longtemps hésité à publier ces passages. J’ai même eu peur qu’ils me desservent. Et pourtant, j’y crois profondément : plus on est vrai, plus on invite l’autre à l’être aussi.
L’authenticité est exigeante. Elle demande du courage. Mais elle a une vertu incroyable : elle libère. Elle allège. Elle ouvre des portes. Elle fait tomber des masques. Elle crée du lien.
L’effet domino
Oui, Jade a lu le livre avant sa publication. Elle l’a validé. Et aujourd’hui, elle en est fière. C’est même elle qui me pousse à en parler davantage. La fracture que je raconte dans le livre n’a duré que quelques mois. Mais elle nous a transformées. L’écriture a été thérapeutique. Pour moi. Pour elle. Pour notre relation.
C’est ça aussi, écrire un livre autobiographique : capturer un moment, une époque, une émotion précise. Ce n’est pas toute la vérité, mais c’est une vérité. Celle du moment où l’on écrit. Et parfois, ce moment éclaire bien au-delà de notre propre histoire.
Une mission qui prend forme
Depuis Insupportable Winneuse, j’ai poursuivi le chemin de la transmission :
avec un livre sur la reprise de pouvoir personnel,
et un autre sur le management équilibré, fondé sur mes années de direction d’entreprise.
J’ai compris que ma mission était là : expérimenter pour transmettre. Partager ce qui m’a transformée. Proposer des chemins de traverse. Montrer qu’il est possible d’entreprendre toutes ses vies — personnelles comme professionnelles.
Et vous, qu’est-ce que ça déclenche ?
Depuis la sortie du livre, des dizaines de personnes m’écrivent. Certaines jeûnent avec moi. D’autres se sont mises à écrire. Beaucoup me confient leur fatigue, leur décalage, leurs envies de changement. Et je mesure à quel point une parole libre, parfois un peu dérangeante, peut aider à mettre en mouvement.
Alors, si vous ressentez de l’inconfort à la lecture d’un récit comme le mien, peut-être est-ce justement là que se trouve le point de bascule. Celui qui nous pousse à revisiter nos propres croyances, nos fidélités invisibles, nos blocages… et à nous offrir la possibilité d’un second souffle.
Et vous, avez-vous déjà osé raconter votre histoire, même à demi-mot ? Qu’est-ce que cela vous a appris sur vous-même ?
Je serais ravie d’échanger autour d’un café Visio, comme je l’ai proposé à ce lecteur. Parce que le sens de la vie se découvre souvent dans ces partages-là, à mi-chemin entre le personnel et l’universel.



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